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Question fréquente

Le registre des systèmes d'IA est-il obligatoire ?

Non pour une TPE, mais fortement recommandé

Non, une TPE qui utilise des outils d'IA courants n'a aucune obligation légale de tenir un « registre IA » au sens de l'AI Act. L'enregistrement prévu à l'article 49 ne vise que les systèmes à haut risque, dont les obligations sont reportées au 2 décembre 2027. Le registre reste néanmoins la façon la plus simple de prouver votre démarche à un client, un assureur ou une autorité — et il recoupe le registre des traitements que le RGPD, lui, vous impose déjà si vous manipulez des données personnelles.

Mis à jour le · à jour du règlement (UE) 2026/1744

L'essentiel en chiffres et en dates

Obligation AI Act pour une TPE déployeuse
Aucune (article 49 réservé au haut risque)
Échéance haut risque
2 décembre 2027
Obligation RGPD
Registre des traitements, déjà applicable
Usage réel du registre IA
Preuve vis-à-vis des clients, assureurs et donneurs d'ordre

Ce que dit vraiment le règlement

L'AI Act prévoit un enregistrement dans une base européenne, mais son article 49 le réserve aux systèmes à haut risque, et il pèse d'abord sur leurs fournisseurs. Une entreprise qui se contente d'utiliser des outils d'IA généralistes n'a rien à y déclarer.

Méfiez-vous donc des offres qui vendent un « registre IA obligatoire » à toutes les entreprises : l'argument est faux, et il est facile à vérifier en lisant l'article 49.

Pourquoi le tenir quand même

Parce que la conformité se prouve et ne se présume pas. Un tableau qui recense vos outils, leur finalité, les données qu'ils traitent et les précautions retenues est ce que vous présenterez le jour où un client vous interrogera, où un assureur instruira un sinistre, ou où une autorité s'intéressera à vos traitements.

Parce qu'il vous force aussi à regarder ce qui se passe réellement dans l'entreprise. La plupart des dirigeants découvrent à cette occasion des usages qu'ils ignoraient et des réglages de confidentialité laissés par défaut.

Et parce que l'effort est mutualisé : si vos outils d'IA traitent des données personnelles, ils doivent de toute façon figurer dans votre registre de traitements RGPD, qui, lui, est obligatoire. Un seul travail documentaire couvre les deux besoins.

Ce qu'un registre utile contient

Pour chaque outil : son nom et son éditeur, ce à quoi il sert concrètement dans l'entreprise, les personnes qui l'utilisent, les catégories de données qui peuvent y transiter, les réglages de confidentialité vérifiés — notamment l'exclusion de vos données de l'entraînement des modèles — et la date de la dernière revue.

Ce niveau de détail suffit pour une TPE. Un registre de trente pages que personne ne met à jour vaut moins qu'un tableau d'une page réellement tenu.

Sources

Chartia est un outil documentaire et ne délivre pas de conseil juridique individualisé. Pour une situation particulière ou un usage à haut risque, rapprochez-vous d'un professionnel du droit.

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Les questions liées

Et pour votre entreprise, concrètement ?

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Questions fréquentes

Un tableur suffit-il comme registre ?+

Oui, aucun format n'est imposé. Ce qui compte est qu'il soit daté, tenu à jour et présentable. L'écueil habituel n'est pas le format mais l'abandon au bout de trois mois.

Faut-il y inscrire les IA intégrées aux logiciels que j'utilise déjà ?+

Oui, et ce sont souvent les plus oubliées : assistant de rédaction d'une suite bureautique, tri automatique dans un CRM, transcription de réunions. Elles traitent parfois plus de données personnelles que ChatGPT.

Le registre RGPD et le registre IA peuvent-ils être le même document ?+

Ils peuvent être articulés : le registre IA décrit les outils et leurs risques propres, le registre RGPD décrit les traitements de données. Les tenir cohérents évite de dupliquer le travail et les contradictions.